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Sortir sans connaître personne : où et comment rejoindre une sortie

Sortir seul ou sans connaître personne ? Voyage en solo, sorties de groupe et événements autour de vous : comment arriver en sachant qui sera là.

Par Mathis Mauprivez

5 min de lecture

Illustration de l'article « Sortir sans connaître personne » sur le dégradé Premeets, avec l'application Premeets affichée sur un téléphone.
Sommaire
  1. Sortir seul, une envie qui reste souvent freinée
  2. Une solitude qui dépasse les applis
  3. Les sorties de groupe reviennent dans les applis
  4. Avant de choisir une sortie, regarder le lieu et le créneau
  5. Premeets : voir qui sera là avant d’arriver
  6. En résumé

Sortir seul, aller à un festival sans ses amis ou arriver dans une nouvelle ville sans connaître personne : l’idée fait encore peur à beaucoup de monde. Début octobre, plusieurs sources se rejoignent sur la solitude en sortie, le voyage en solo et le retour des sorties de groupe. Voici comment sortir sans connaître personne, et comment arriver à un événement en sachant déjà qui y sera.

Sortir seul, une envie qui reste souvent freinée

Dans un récit publié le 3 octobre, Business Insider raconte le premier voyage seule d’une femme de presque 38 ans, mère de trois enfants, pour une conférence professionnelle à Dover, dans le Delaware. Avant de partir, elle craignait de ne connaître presque personne sur place. Elle se demandait aussi si elle était trop dépendante des autres pour profiter d’un voyage en solo.

Le séjour s’est pourtant bien passé. Elle a prolongé son voyage de deux jours à Wilmington, visité trois grandes demeures et leurs jardins, puis s’est fait des amis au fil de la route. Son bilan tient dans une phrase :

“I discovered that I liked hanging out with myself and that it’s much easier than family travel.”

(Traduction : j’ai découvert que j’aimais passer du temps avec moi-même, et que c’est bien plus facile que de voyager en famille.)

Ce récit montre un point simple. La peur de sortir seul vient souvent de l’idée qu’il faudra tout gérer et tenir la conversation. Dans les faits, on peut se laisser porter par le lieu et les gens qu’on croise.

Une solitude qui dépasse les applis

Le sujet dépasse le cas individuel. Le Washington Post rapporte qu’une église a transformé sa chapelle en taphouse, présentée comme une réponse à l’épidémie de solitude. Le lieu de sociabilité devient ici un argument, pas seulement un décor.

Dans le Daily Tribune, Reyner Aaron M. Villaseñor estime que l’épidémie de solitude tient moins aux écrans qu’à la façon dont nous avons abandonné les obligations sociales. Pour lui, une vraie communauté suppose de venir même quand on n’en a pas envie, et de rester dans des espaces où rien ne se règle d’un clic. Il oppose ainsi les échanges en ligne aux liens du réel :

“Digital connection is frictionless by design”

(Traduction : la connexion numérique est sans friction par conception.)

Cette idée rejoint une question très concrète pour qui veut sortir : où rencontre-t-on des gens, et à quel moment ? Une sortie, une fête de quartier ou un festival ont cet avantage d’être des lieux où l’on se retrouve réellement.

Les sorties de groupe reviennent dans les applis

Le mouvement se voit aussi du côté des applis de rencontre. Selon AOL, Tinder ajoute à ses rendez-vous à deux des sorties de groupe organisées autour d’une activité. Un groupe doit compter au moins trois membres pour apparaître aux autres, et une conversation de groupe démarre en cas de match. La fonctionnalité sera d’abord disponible aux États-Unis et sur quelques autres marchés.

Les chiffres communiqués par Tinder montrent ce qui intéresse les utilisateurs :

  • environ 90 % des personnes qui ont essayé les rendez-vous à deux ont moins de 30 ans ;
  • les personnes mises en relation via les rendez-vous à deux ont échangé 35 % de messages en plus ;
  • lors des premiers tests en Australie, 40 % des invitations ont été acceptées.

Outre-Manche, BuzzFeed relève que des Britanniques délaissent les applis pendant la saison du cuffing, c’est-à-dire la période où l’on cherche une relation pour l’hiver. Selon le titre de l’article, un Britannique sur cinq préférerait passer du temps avec un animal qu’avec un partenaire. Le constat est le même : beaucoup de gens cherchent aujourd’hui des liens moins contraignants que le rendez-vous à deux.

Avant de choisir une sortie, regarder le lieu et le créneau

Une sortie se réussit souvent avant même d’arriver. Quand on sait où l’on va et quand, on sait aussi qui pourrait être là au même moment. Pour choisir, trois questions suffisent :

  • Le lieu : un bar, un quartier, un festival, un hôtel ou un camping ;
  • Le créneau : ce soir, ce week-end ou votre prochaine destination ;
  • Les personnes : qui sera là au même endroit, au même moment, et avec qui vous aurez envie de discuter avant de vous retrouver.

C’est une approche différente de celle des applis qui commencent par un profil. Ici, on part de la situation réelle, puis on regarde qui la partage.

Premeets : voir qui sera là avant d’arriver

Premeets est une application gratuite, réservée aux 18 ans et plus, disponible sur iOS et Android. Elle part de l’inverse de beaucoup de réseaux : vous indiquez où vous allez et quand, un bar ce soir, un festival ce week-end, un hôtel, un camping ou votre prochaine destination. L’application vous montre les personnes qui ont prévu le même endroit au même moment, avec l’établissement, le quartier et la distance. Vous discutez avant, puis vous vous retrouvez sur place.

La nouveauté, c’est que vous pouvez aussi voir les événements autour de vous et rejoindre une sortie depuis l’application. C’est le cas du Grand Barathon d’Angers : vous rejoignez la sortie depuis Premeets, vous voyez qui sera là, et vous pouvez arriver en connaissant déjà du monde. La même logique vaut pour d’autres villes et d’autres événements.

Les filtres sont mutuels (âge, genre, dates, activités), donc vous ne voyez que les profils qui vous correspondent, et réciproquement. La messagerie est rangée par plan (amis, sorties, séjours), pour s’organiser avant d’arriver. Côté sécurité, le signalement et le blocage sont traités rapidement, et les données ne sont pas réutilisées ailleurs.

Premeets n’est pas une application de rencontre au sens strict. Elle sert aussi à partir seul, à élargir un groupe ou à savoir qui dormira dans son hôtel ou son camping. Comme le résume notre slogan, les bonnes personnes, au bon moment, au bon endroit.

En résumé

La solitude en sortie ne se règle pas seulement en ligne. Les récits et les chiffres de cette semaine le montrent : on a besoin de lieux, de rendez-vous et de personnes qui se retrouvent au même moment. Partir du lieu et du créneau plutôt que du profil est une manière simple d’arriver quelque part en connaissant déjà du monde.

Mathis Mauprivez, créateur de Premeets

Sources

Les informations de cet article s’appuient sur les sources suivantes.

  1. I left my husband and 3 kids for the first time for a work conference. I added 2 days at the end for some solo travel. - Business Insider (Business Insider, 3 octobre 2026)
  2. Loneliness epidemic a community standards problem - Daily Tribune (Daily Tribune, 3 octobre 2026)
  3. Tinder Now Offers Group Hangouts As An Alternative To One-On-One Dates - AOL.com (AOL.com, 30 septembre 2026)
  4. Brits Are Ditching Dating Apps This Cuffing Season, With One In Five Saying They’d Rather Spend Time With An Animal Than A Partner - BuzzFeed (BuzzFeed, 3 octobre 2026)
  5. A church’s answer to the loneliness epidemic: Turning a chapel into a taphouse - The Washington Post (The Washington Post, 2 octobre 2026)

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