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Épidémie de solitude : se faire des amis en sortant de chez soi

Épidémie de solitude, cuffing season : pourquoi les rencontres IRL comptent vraiment, et comment arriver quelque part en connaissant déjà du monde.

Par Mathis Mauprivez

4 min de lecture

Image de couverture : le titre « Épidémie de solitude : se faire des amis en sortant de chez soi » sur le dégradé violet de Premeets, avec l'application Premeets affichée sur un téléphone.
Sommaire
  1. Une épidémie de solitude qui occupe les médias
  2. Le cuffing season, quand le lien ne passe pas par une appli
  3. La solitude, un problème de communauté
  4. Se faire des amis passe souvent par un rendez-vous concret
  5. Partir du lieu et du moment, une autre approche

En cette première semaine d’octobre 2026, la solitude revient dans l’actualité. Une chapelle transformée en taphouse, des groupes d’appel pour les seniors dans le Michigan, une saison des rencontres qui commence : ces sujets posent tous la même question, celle de l’épidémie de solitude et de la façon de se faire des amis. Cet article fait le point sur ce que disent les sources, et sur une autre manière de se retrouver dans la vraie vie.

Une épidémie de solitude qui occupe les médias

Le 2 octobre, The Washington Post raconte comment une chapelle est devenue un taphouse, présenté comme une réponse à l’épidémie de solitude (The Washington Post). Le 3 octobre, The Detroit News rappelle que Vivek Murthy, ancien chirurgien général des États-Unis, avait qualifié la solitude d’« épidémie » en 2023 (The Detroit News). Selon le même article, la solitude est associée à un risque plus élevé de maladies cardiovasculaires, de démence, d’AVC, de dépression, d’anxiété et de mort prématurée.

Le cuffing season, quand le lien ne passe pas par une appli

Le cuffing season désigne la saison de l’automne et de l’hiver, pendant laquelle beaucoup de personnes cherchent une relation. Selon BuzzFeed, les Britanniques délaissent les applis de rencontre pendant cette période, et un sur cinq dit préférer passer du temps avec un animal plutôt qu’avec un partenaire (BuzzFeed). Ce chiffre ne résume pas tout, mais il montre que le besoin de compagnie ne se réduit pas à trouver un match.

Les applis elles-mêmes évoluent. Un communiqué relayé par Business Standard présente une approche « plus intentionnelle » pour trouver l’amour en Inde, avec Hinge (Business Standard). Le sujet dépasse donc la seule séance de drague.

La solitude, un problème de communauté

Dans le Daily Tribune, Reyner Aaron M. Villaseñor soutient que la solitude ne vient pas seulement des smartphones ou des algorithmes, mais aussi de la disparition des attentes qui nous lient les uns aux autres (Daily Tribune). Il évoque des ligues de bowling, des repas d’église et des groupes civiques remplacés par des serveurs Discord et des fils de discussion sur des subreddits. Son constat : une conversation en ligne se quitte en un clic, alors que la vie de quartier demande de se déplacer, même quand on n’en a pas envie.

« Digital connection is frictionless by design » : la connexion numérique est conçue pour être sans friction, selon Reyner Aaron M. Villaseñor, Daily Tribune.

Se faire des amis passe souvent par un rendez-vous concret

Le Detroit News décrit le programme Friendly Caller du comté de Macomb, dans le Michigan. Des bénévoles appellent des seniors une fois par semaine pour bavarder. Charles Krause, 87 ans, en fait partie : chaque vendredi, il discute avec Dianne Marvaso, 77 ans, et il explique que cet appel lui donne une raison de continuer.

Quelques repères issus de l’article :

  • 1 624 appels réalisés entre le 1er janvier et le 31 août 2026, selon The Detroit News
  • Une liste d’attente d’au moins 50 seniors, d’après la responsable du bureau des services aux seniors du comté, toujours selon The Detroit News
  • Un programme passé d’environ 200 participants à 300 à 350 aujourd’hui, selon The Detroit News
  • Selon une étude nationale de l’University of Michigan citée par The Detroit News, 33 % des 50 à 80 ans disaient manquer de compagnie au moins parfois en 2024, et 29 % des personnes âgées se sentaient isolées.

Ce qui ressort de ces histoires, c’est l’importance d’un rendez-vous régulier, avec quelqu’un que l’on retrouve vraiment.

Partir du lieu et du moment, une autre approche

Les exemples cités plus haut ont un point commun : ils partent d’un endroit et d’un moment précis. C’est ce qui guide Premeets, l’application gratuite (18+, disponible sur iOS et Android) que j’ai créée. Le principe est simple : vous indiquez où vous allez et quand, un bar ce soir, un festival ce week-end, un hôtel, un camping ou votre prochaine destination. Premeets vous montre les personnes qui ont prévu le même endroit au même moment, avec l’établissement, le quartier et la distance. Vous discutez avant, puis vous vous retrouvez pour de vrai.

Par rapport à un réseau centré sur le profil, cette approche change quelques choses :

  • Le contexte d’abord : on voit qui sera au même endroit, au même créneau, avant de parcourir des profils.
  • Des rencontres réelles et proches dans le temps : sorties, soirées, séjours, festivals.
  • De l’amitié autant que de la drague : utile pour partir seul, élargir un groupe ou savoir qui sera dans son hôtel ou son camping.
  • Des filtres mutuels (âge, genre, dates, activités) : vous ne voyez que ce qui vous correspond, et réciproquement.
  • Une messagerie rangée par plan (amis, sorties, séjours) pour s’organiser avant d’arriver.
  • Une sécurité prise au sérieux, avec signalement et blocage réactifs, et des données non réutilisées ailleurs.

Premeets ne prétend pas remplacer tous les outils de rencontre. Chacun choisit ce qui lui convient. L’idée est seulement de commencer par la question du lieu : qui sera là, à quel moment, et comment arriver en connaissant déjà du monde.

La solitude ne se règle pas uniquement avec un écran. Un appel hebdomadaire, une chapelle transformée en lieu de rencontre ou une sortie prévue à l’avance : les sources de cette semaine montrent que le lien passe souvent par des moments partagés. Si vous partez seul ce week-end ou si vous voulez élargir votre cercle près de chez vous, commencez par regarder où vous serez, et qui sera là aussi.

Mathis Mauprivez, créateur de Premeets

Sources

Les informations de cet article s’appuient sur les sources suivantes.

  1. Loneliness epidemic a community standards problem - Daily Tribune (Daily Tribune, 3 octobre 2026)
  2. Brits Are Ditching Dating Apps This Cuffing Season, With One In Five Saying They’d Rather Spend Time With An Animal Than A Partner - BuzzFeed (BuzzFeed, 3 octobre 2026)
  3. Loneliness epidemic prompts Metro Detroit groups to help seniors stay connected - The Detroit News (The Detroit News, 3 octobre 2026)
  4. A church’s answer to the loneliness epidemic: Turning a chapel into a taphouse - The Washington Post (The Washington Post, 2 octobre 2026)
  5. Made for Love: Hinge Introduces a More Intentional Way to Find Love in India - Business Standard (Dating apps EN, 1 octobre 2026)

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